{"id":399,"date":"1999-09-05T12:20:08","date_gmt":"1999-09-05T10:20:08","guid":{"rendered":"http:\/\/ipogea.org\/?p=399"},"modified":"2018-05-21T15:11:01","modified_gmt":"2018-05-21T14:11:01","slug":"eureka-matera-ecologie-mode-de-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipogea.org\/en\/1999\/09\/05\/eureka-matera-ecologie-mode-de-vie\/","title":{"rendered":"EUREKA &#8211; &#8220;Matera, \u00e9cologie mode de vie&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><strong>Rivista scientifica francese<\/strong><br \/>\n<strong>\u00e9cologie, mode de vie<\/strong><br \/>\nSettembre 1999 n. 47 (pag. 36-43.)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-400 alignleft\" src=\"https:\/\/ipogea.org\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ecop.jpg\" alt=\"\" width=\"228\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/ipogea.org\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ecop.jpg 124w, https:\/\/ipogea.org\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/ecop-600x764.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><\/p>\n<p>Depuis les bords du ravin d\u2019o\u00f9 l\u2019on domine la ville, Matera semble abandonn\u00e9. Dans ce Sud italien, \u00e9cras\u00e9 de chaleur l\u2019\u00e9t\u00e9, les grottes s\u2019alignent sur la falaise, trous b\u00e9ants parfois ferm\u00e9s par une porte en m\u00e9tal, cadenass\u00e9e, comme pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9. A l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la ville. les herbes ont envahi les lieux. Le crane chauve d\u00e9passant des coquelicots et des bleuets, un homme soixantaine d\u2019ann\u00e9es passe sous les barri\u00e8res &#8221; Danger risque de chute de pierres &#8221; poussant une brouette o\u00f9 deux dames-jeannes s\u2019\u00e9quilibrent difficilement. A l\u2019entr\u00e9e de la grotte o\u00f9 il garde son vin, un panneau indique le nom du propri\u00e9taire : &#8221; Pepe &#8220;.<\/p>\n<p><strong>Un esprit d\u2019autosuffisance<\/strong><br \/>\nDans les ann\u00e9es 50, 15000 personnes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9es de ces habitations troglodytiques. Aujourd\u2019hui pourtant, Matera, situ\u00e9e dans la r\u00e9gion Basilicate, est le plus grand site urbain en restauration de toute la M\u00e9diterran\u00e9e. Objectif: retrouver le caract\u00e8re archa\u00efque de la cit\u00e9, utiliser son syst\u00e8me d\u2019architecture tout a fait particulier et plusieurs fois mill\u00e9naire pour faire de cette ville un mod\u00e8le de &#8221; d\u00e9veloppement durable &#8220;.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re cette expression galvaud\u00e9e par les d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement, Pietro Laureano, architecte et urbaniste originaire de Matera et responsable a l\u2019Unesco du d\u00e9veloppement des zones arides, a su mettre quelques id\u00e9es simples. &#8221; Alors qu\u2019une ville conventionnelle exploite pour se d\u00e9velopper des ressources ext\u00e9rieurs, Matera s\u2019est construite selon un mod\u00e8le exactement inverse, en utilisant sur place tout ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire \u00e0 son expansion : les mat\u00e9riaux, l\u2019\u00e9nergie, l\u2019eau, explique-t-il. C\u2019est dans cette esprit que nous r\u00e9habilitons la ville. Je crois que la modernit\u00e9 ne r\u00e9side pas dans les habitation de ciment et de b\u00e9ton construites sur les hauteurs dans les ann\u00e9es 60, mais qu\u2019elle doit \u00eatre cherch\u00e9e dans cette ville antique qui a toujours su utiliser son environnement tout en le respectant &#8221;<\/p>\n<p>Derri\u00e8re cette expression galvaud\u00e9e par les d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement, Pietro Laureano, architecte et urbaniste originaire de Matera et responsable a l\u2019Unesco du d\u00e9veloppement des zones arides, a su mettre quelques id\u00e9es simples. &#8221; Alors qu\u2019une ville conventionnelle exploite pour se d\u00e9velopper des ressources ext\u00e9rieurs, Matera s\u2019est construite selon un mod\u00e8le exactement inverse, en utilisant sur place tout ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire \u00e0 son expansion : les mat\u00e9riaux, l\u2019\u00e9nergie, l\u2019eau, explique-t-il. C\u2019est dans cette esprit que nous r\u00e9habilitons la ville. Je crois que la modernit\u00e9 ne r\u00e9side pas dans les habitation de ciment et de b\u00e9ton construites sur les hauteurs dans les ann\u00e9es 60, mais qu\u2019elle doit \u00eatre cherch\u00e9e dans cette ville antique qui a toujours su utiliser son environnement tout en le respectant &#8221;<\/p>\n<p><strong>Premi\u00e8res citernes \u00e0 l\u2019\u00e2ge du bronze <\/strong><br \/>\nSi une pr\u00e9sence humaine est attest\u00e9 \u00e0 Matera des le pal\u00e9olithique, c\u2019est a partir du n\u00e9olithique que la ville actuelle est occup\u00e9e par des tribus semi-nomades qui trouvent dans les gravines (reliefs calcaires traverses par de profondes crevasser) des lieux d\u2019\u00e9tape privil\u00e9gi\u00e9s. A l\u2019 \u00e2ge du bronze, la diffusion des outils facilite les travaux de creusement de la roche calcaire tendre, le &#8221; tuf &#8220;. Les premiers citernes permettant de conserver l\u2019eau pour les cultures sont sans doute creus\u00e9es \u00e0 cette \u00e9poque. Une structure \u00e9nigmatique affleurant le sol de la ravine (voir photo p. 39) o\u00f9 l\u2019on observe deux cercles concentriques de pierre. travers\u00e9s par un &#8221; couloir &#8221; aboutissant \u00e0 une cavit\u00e9, t\u00e9moignerait encore aujourd\u2019hui de ces premi\u00e8res citernes. Certaines des plus anciennes habitations utiliseront ces citernes comme unique &#8221; chambre &#8221; : la plus \u00e9l\u00e9mentaire configuration de maison (voir ci-dessous) consiste en une simple caverne avec un mur de cl\u00f4ture form\u00e9 par les blocs extraits de la caverne. Ensuite, l\u2019habitation typique prend la forme d\u2019une pi\u00e8ce vo\u00fbt\u00e9 (&#8220;lamione&#8221;,) construite a l\u2019air libre mais greff\u00e9 sur la grotte primitive. La vo\u00fbt\u00e9 de pierre \u00e9vite de recourir au bois pour construire les toits. Le toit lui-m\u00e9me, le long duquel s\u2019alignent de larges rebords de chaque c\u00f4t\u00e9, facilite la r\u00e9cup\u00e9ration de l\u2019eau et son acheminement vers la citerne. Sur l\u2019ensemble du site, le collectage des flux d\u2019eau au moyen d\u2019un r\u00e9seau de rigoles de citernes et de grottes permet de conserver le terrain en prot\u00e9geant les pentes contre l\u2019\u00e9rosion. L\u2019eau rassembl\u00e9e sur le plateau alimente tout le village en utilisant la seule force de gravit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L\u2019eau, drain\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e<\/strong><br \/>\nLes habitants de Matera avaient \u00e9galement r\u00e9gl\u00e9 a leur mani\u00e8re le probl\u00e8me de la climatisation de leurs habitations. Et\u00e9 comme hiver, la temp\u00e9rature dans les grottes se maintient \u00e0 15 degr\u00e9s. Par quel miracle? Chaque grotte forme \u00e0 elle seule une chambre de condensation. Durant la nuit, la bruine d\u00e9pos\u00e9e sur la pierre s\u2019infiltre dans la fosse o\u00f9 elle est recueillie et se conserve \u00e0 l\u2019abri de la chaleur du jour. Pendant la journ\u00e9e, l\u2019humidit\u00e9 apport\u00e9e par le vent est introduite entre les pierres, et condens\u00e9e par la temp\u00e9rature plus basse de cette chambre o\u00f9 est recueillie l\u2019eau. &#8221; Mai pour que le syst\u00e8me fonctionne, il faut conserver la porosit\u00e9 de la pierre, explique Pietro Laureano. Certains, au moment de la restauration. ont enduit les murs d\u2019un vernis imperm\u00e9abilisant\u2026 et provoqu\u00e9 des inondations ! &#8221;<br \/>\nLa ville ancienne s\u2019accommode mal en effet d\u2019am\u00e9nagements modernes incontr\u00f4l\u00e9s, &#8220;Tout le syst\u00e8me urbain complexe fond\u00e9 sur le drainage, le contr\u00f4le et la r\u00e9partition des eaux, est rest\u00e9 intouch\u00e9 jusqu\u2019au XVIII si\u00e8cles. poursuit Pietro Laureano.<\/p>\n<p>Mais au XIX, et surtout au XX si\u00e8cles, la capacit\u00e9 de gestion communautaire des ressources dispara\u00eet. La ville moderne s\u2019\u00e9tend en amont des lignes de pentes de ruissellement, l\u00e0 o\u00f9 la cit\u00e9 antique ne s\u2019\u00e9tait, jamais aventur\u00e9e. Le comblement des cours de drainage, transform\u00e9s en route, et la destruction du r\u00e9seau capillaire de collectage hydrique brisent des contraintes mill\u00e9naires qui exigeaient le respect d\u2019un \u00e9quilibre : celui d\u2019un d\u00e9veloppement urbain proportionne \u00e0 la raret\u00e9 des ressources naturelles. &#8221;<\/p>\n<p><strong>L\u2019enfer de Dante<\/strong><br \/>\nDans son roman le Christ s\u2019est arr\u00eate \u00e0 Eboli Carlo L\u00e9vi raconte le sentiment d\u2019horreur &#8221; m\u00eal\u00e9 d\u2019\u00e9merveillement pour sa tragique beaut\u00e9 &#8221; que lui inspire cette ville. &#8221; C\u2019est ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cole nous nous repr\u00e9sentions l\u2019enfer de Dante ( \u2026 ) J\u2019apercevais l\u2019int\u00e9rieur- des grottes, qui ne voient le jour et ne re\u00e7oivent l\u2019air que par la porte. Certaines n\u2019en ont m\u00eame pas, on y entre par le haut, au moyen de trappes et d\u2019\u00e9chelles. Dans ces trous sombres, entre les murs de terre je voyais les lits, le pauvre mobilier, les hardes \u00e9tendues . Sur le plancher \u00e9taient allong\u00e9s les chiens, les brebis, les ch\u00e8vres, les cochons. Chaque famille n\u2019a en g\u00e9n\u00e9ral qu\u2019une seule de ces grottes pou- toute habitation et ils y dorment tous ensembles, hommes, femmes, enfants et bettes. Vingt mille personnes vivent ainsi ( \u2026 ).je n\u2019ai jamais eu une telle vision de mis\u00e8re (\u2026 ).J\u2019ai vu des enfants assis sur le seuil de leur maison, dans la salet\u00e9, sous le soleil, les yeux mi-clos et les paupi\u00e8res rouges et enfl\u00e9es &#8220;.<\/p>\n<p>Les conditions de d\u00e9gradation de l\u2019hygi\u00e8ne sont telles que le gouvernement italien d\u00e9cide d\u2019\u00e9vacuer les occupants des 3000 habitations, dont 1641 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies comme troglodytiques. Une ville enti\u00e8rement nouvelle qui compte aujourd\u2019hui 50 000 habitants, est construite au-dessus des deux quartiers de Sassi (&#8221; pierres &#8220;, en italien).Il faudra presque quarante ans pour que l\u2019id\u00e9e d\u2019une r\u00e9habilitation des quartiers troglodytiques se concr\u00e9tise. Un appel d\u2019offres est lanc\u00e9 dans les ann\u00e9es 80 pour savoir quel avenir leur donner.Faut-il les d\u00e9truire, en faire un mus\u00e9e, les r\u00e9utiliser, comme salles d\u2019expositions? Alors que l\u2019Unesco d\u00e9cide en 1993 d\u2019inscrire la ville sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019humanit\u00e9, au motif que &#8221; ce parc naturel et arch\u00e9ologique a acquis une valeur universelle exceptionnelle, r\u00e9sultant de la symbiose entre les caract\u00e9ristiques culturelles et naturelles &#8220;, l\u2019id\u00e9e de faire revenir la population dans les habitations d\u2019origine finit par s\u2019imposer.<\/p>\n<p><strong>Les enfants reviennent \u00e0 Matera<\/strong><\/p>\n<p>Dans la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des cas, ce ne sont pas les anciens habitants des grottes qui manifestent l\u2019envie de revenir. Ceux-l\u00e0 ont g\u00e9n\u00e9ralement de trop mauvais souvenirs de maisons totalement insalubres.<br \/>\nCertains pourtant en sont rest\u00e9s propri\u00e9taires. Gomme ce menuisier, qui a gard\u00e9 sa grotte de 50 m\u00e8tres carr\u00e9s pour les f\u00eates de famille, continuant d\u2019y c\u00e9l\u00e9brer No\u00ebl et les communions de ses enfants, pr\u00e9f\u00e9rant les r\u00e9unir l\u00e0 plut\u00f4t que de salir son nouvel appartement.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des candidats au &#8221; retour &#8221; se trouve en fait parmi ceux qui n\u2019y ont habit\u00e9, parmi les enfants et les petits-enfants des anciennes g\u00e9n\u00e9rations.A premi\u00e8re vue pourtant, la pi\u00e8ce humide et sans lumi\u00e8re la mousse verte sur des murs d\u00e9goulinant d\u2019humidit\u00e9, sont plut\u00f4t repoussantes. &#8221; Il fallait donc donner l\u2019exemple, et prouver que ces grottes, \u00e0 condition d\u2019\u00eatre correctement restaur\u00e9e \u00e9taient des habitation extraordinaire &#8220;. On ne s\u2019\u00e9tonnera pas que la demeure de Pietro Laureano et son cabinet d\u2019architecture puissent rivaliser avec certaines maisons de magazines de d\u00e9coration. Mais le plus stup\u00e9fiant est de voir la m\u00e9tamorphose s\u2019op\u00e9rer aussi bien pour des magasins d\u2019alimentation, des bureaux d\u2019informatique, ou des habitations &#8221; ordinaires &#8220;. L\u2019Etat italien participe \u00e0 hauteur de 50% au financement de tous les travaux de r\u00e9novation, et depuis deux ans, les cours de l\u2019immobilier dans les Sassi ont commenc\u00e9 \u00e0 grimper. Deux mille habitants ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 l\u2019ancienne ville, et il est pr\u00e9vu de ne pas d\u00e9passer 7 000 pour respecter l\u2019\u00e9quilibre.<\/p>\n<p><strong>Des projets fous<\/strong><br \/>\nEnfin, pour se conformer \u00e0 ce mod\u00e8le de ville respectueuse de l\u2019environnement, les projets les plus fous sont lanc\u00e9s, dont certains ont de grandes chances d\u2019\u00eatre concr\u00e9tis\u00e9s: abolition de la voiture dans les vieux quartier, recyclage des d\u00e9chets en r\u00e9alisant, quartier par quartier des unit\u00e9s de compostage fournissant l\u2019humus<br \/>\nn\u00e9cessaire aux futurs jardins suspendus retrouv\u00e9s. Pour l\u2019\u00e9nergie, plut\u00f4t que d\u2019util\u00edser des panneaux solaires, trop encombrants en espace, on envisage de recourir au biogaz. Enfin, une exception \u00e0 la loi italienne qui interdit l\u2019utilisation directe de l\u2019eau de pluie pourrait m\u00eame \u00eatre adopt\u00e9e pour Matera. D\u00e9j\u00e0 certains habitants ont recours. en douce, \u00e0 deux sources d\u2019eau : le r\u00e9seau d\u2019eau de la ville, pour leur consommation d\u2019eau potable, et celle des pluies, pour alimenter toilettes et salles de bains. Certaines des vieilles citernes, toujours conserv\u00e9es dans les maisons restaur\u00e9es, reprennent alors r\u00e9ellement du service. Le mythe de l\u2019autosuffisance \u00e0 port\u00e9e de main \u2026<\/p>\n<p><em>Marina Julienne. Photos : Agostino Pacciani pour Eur\u00eaka<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rivista scientifica francese \u00e9cologie, mode de vie Settembre 1999 n. 47 (pag. 36-43.) Depuis les bords du ravin d\u2019o\u00f9 l\u2019on domine la ville, Matera semble abandonn\u00e9. 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